Lucie et Réal en Nouvelle-Zélande (1ère partie)
Opua, 16 mai 2009
Cale sèche terminée, le Sol Maria flotte de nouveau, YOUPI !
Après 40 jours de cale sèche, son équipage en est bien heureux ! Deux moteurs neufs, deux hélices neuves (3 pales au lieu de 2) et surtout, 8 couches de peinture sur les coques !!! Vous avez bien lu... 8 couches de peinture... c'est ce qu'il faut pour s'assurer que la coque est bien protégée et que l'eau ne pénètrera pas et ne viendra pas détériorer la fibre de verre... tout un boulot... surtout que c'est l'automne ici et que les jours ensoleillés propices à la peinture se font de plus en plus rares. Nous avons pu heureusement profiter d'une bonne fenêtre météo et terminer nos travaux.
Notre campervan est vendu, nous sommes maintenant à la marina d'Opua, fin prêts pour le grand départ pour les Fidji, une traversée de 1060 milles nautiques, 6 à 7 jours de navigation en pleine mer. Plus de 350 bateaux sont en attente d'une bonne météo pour prendre la mer soit pour les Fidji, pour les Vanuatu ou la Nouvelle-Calédonie.
La photo ci-haut démontre bien qu'il est temps de partir, il fait de plus en plus froid en Nouvelle-Zélande et il faut bien s'habiller pour naviguer (6 C la nuit, 15 C le jour).
Whangarei, 15 avril 2009
Comme toujours les travaux de cale sèche sont plus longs que prévu et ils réservent des surprises ! Cette année, les surprises furent de taille !!!
D’abord, il a fallu enlever (décaper et sabler) toute la peinture anti-salissure (les 3 couches d’anti-fouling) car elle n’avait pas bien adhéré l’an dernier et se défaisait par plaque ! Un travail épuisant qui consiste à d’abord décaper, gratter puis sabler… pendant près de 2 semaines, 6 heures par jour ! Heureusement qu’on a un jeune capitaine pétant de santé !
Ensuite, ce sont les moteurs qui se sont avérés fatigués… ça se comprend… 7500 heures de loyaux services… les mécanos ici en NZ n’avaient jamais vu ça. Ce type de moteur est reconnu pour faire environ 5000 heures alors il est temps de les mettre à la retraite. À vrai dire, ce ne fut pas une surprise… on s’attendait à devoir les changer cette année ou l’année prochaine. Finalement, nous sommes bien contents de le faire ici, nous naviguerons l’esprit en paix la prochaine saison sans compter qu’il est beaucoup plus facile et économique de les changer ici qu’au milieu de l’Océan Pacifique !
Tout ça a fait que notre cale sèche se prolonge… ce sera probablement 4 semaines au lieu de 2 mais bon, ce n’est pas si grave, autant faire ici tous les travaux requis, rien ne presse, d’un point de vue météo, pour traverser vers les Fidji avant le début mai de toute façon. Nos voisins sont bien sympas et eux aussi ont des gros travaux à faire alors on s’encourage mutuellement !
Bon printemps aux québécois !
Whangarei, 27 mars 2009
Finies les vacances ! Les travaux de cale sèche commencent !
Nous sommes rentrés à la marina de Whangarei où le Sol Maria nous attendait bien sagement. Puis, ce fut la sortie de l’eau, un moment toujours un peu stressant et en même temps excitant. Le chantier que nous avons choisi est spécialisé dans la sortie des catamarans, c’est d’ailleurs le seul qui le fait à Whangarei. Il faut des équipements spéciaux tels cette remorque hydraulique. Le procédé est simple mais délicat. Le catamaran se positionne dans la rampe à marée haute; au fur et à mesure que la marée se retire, le catamaran vient se poser sur ses quillons et on se retrouve incliné à environ 10 degrés mais on a l’impression que c’est 30 degrés quand on circule dans le bateau. À marée basse, un gros tracteur recule une remorque sous le bateau entre les deux coques. Ils positionnent des gros 6x6 en bois aux points d’appui et ils soulèvent ensuite le bateau avec les leviers hydrauliques de la remorque. C’est une manœuvre délicate car tout le poids du bateau (14 tonnes) repose sur ces points d’appui. Il faut donc que ceux-ci aient été bien positionnés vis-à-vis les structures portantes du cata sinon crac… !!! Heureusement, le tout s’est bien déroulé, on nous a posé tout doucement ensuite sur notre aire de travail qui, par chance, est située le long de la rivière, donc vue sur l’eau et la marina voisine.
Nous vous faisons grâce de la liste des travaux à faire en cale sèche mais disons que les plus importants sont : refaire la peinture sur les coques (anti-fouling) sous la ligne de flottaison, grand ménage du printemps intérieur/extérieur, vérification et entretien des moteurs, des composantes électroniques et mécaniques, du gréement, des hélices etc.
On prévoit deux semaines de travaux, sans compter les inattendus qui peuvent prolonger un peu ce temps de cale sèche. C’est une période de travail intense mais cela fait partie de la vie de bateau ! On bosse fort pour avoir un bateau nickel qui nous permettra de naviguer de façon agréable et sécuritaire pour la prochaine saison.
Sur le chantier, la fraternité marine est plus que jamais présente. Les équipages échangent les informations, tout le monde donne son avis… la meilleure peinture, le meilleur mécano, les meilleurs fournisseurs, les meilleurs prix ! Toutes les langues sont présentes, nos voisins sont sud-africains, américains, suisses, hollandais, allemands et espagnols !
Napier, 11 mars 2009
Intéressante visite à une tannerie de peaux de moutons. Une parmi tant d’autres mais juste celle-ci traite 3000 peaux par semaine et exporte 60% de sa production partout dans le monde, incluant le Canada.
Assez impressionnant le nombre de manipulations qu’il faut effectuer avant d’obtenir une belle peau ! Nous vous faisons grâce de la description du procédé mais elles passent au lavage, à l’essorage, au séchage, à la coupe, au brossage, à l’assouplissage et même parfois à la teinture ! Le tout donne un résultat exceptionnel, doux doux doux !
Malheureusement, nous n'en avons pas pu en faire l'achat, les climats tropicaux sous lesquels nous naviguons ne s'y prêtent pas...
Napier, 10 mars 2009
Cette ville perchée au bord du Pacifique doit son élégance à une catastrophe : sa destruction en 1931 par un tremblement de terre de 7,8 à l’échelle de Ritcher.
Malgré la grisaille économique du début des années ’30, les habitants de Napier ont eu à cœur de rebâtir leur ville et ont adopté le style Art déco en vogue à l’époque.
Les bâtiments aux teintes pastel, aux lignes sobres et aux décors élaborés forment un ensemble qui a acquis une renommée internationale.
Une très longue promenade en bord de mer abrite aussi de nombreux jardins et sculptures.
Chaque année, un festival Art-déco se tient à Napier, on sort les vieilles voitures, on se costume et on danse comme dans les années '30 ! Toute une fête !
Cape Kidnappers, près d’Hastings, 9 mars 2009
Le cap doit son nom au capitaine Cook qui y jeta l’ancre en 1769 et faillit y perdre son interprète tahitien lors d’une tentative d’enlèvement effectuée par des Maoris.
Une autre magnifique rando (5 hres), cette fois-ci sur la plage sous un soleil radieux, au pied d’immenses falaises pour atteindre une colonie de fous austraux (gannets) qui peut compter jusqu’à 15 000 membres. Ce fut un bon exercice car il a fallu hâter le pas au retour pour éviter la marée haute qui menaçait de nous mouiller les pieds !
Wellington, 7-8 mars 2009, Bonne fête Benoît !
Nous voici de retour sur l’Île du Nord.
Ce fut une autre traversée tranquille. Nous retrouvons avec plaisir notre camping (!) au centre-ville près de la marina et du musée Te Papa avec vue sur la baie de Wellington.
Une grande marche sur les quais et retour par la ville pour admirer encore ses édifices anciens et contemporains puis une autre visite au Te Papa Museum qui présente une exposition sur Monet et les impressionnistes. Encore un régal pour nos yeux !
Les vignobles autour de Blenheim dans le Malborough, 5-6 mars 2009
Au début des années 1970, Montana Wines (appelé Brancott au Canada et USA) planta les premières vignes de la vallée Wairau. Il s’agissait d’émigrants yougoslaves qui ont apporté avec eux leur savoir viticole et, après avoir expérimenté la culture de la vigne dans d’autres régions, ils ont choisi le Malborough pour son climat propice à cette culture.
Aujourd’hui, près de 60 vignobles prospèrent dans ce qui est devenu la plus vaste des régions viticoles néo-zélandaises et la plus réputée en particulier pour ses sauvignons blancs. Les pinots noirs, pinots gris, cabernets, merlots, rieslings, chardonnays et mousseux sont aussi produits dans la région.
Nous avons eu bien sûr le plaisir de participer à une dégustation chez Montana qui nous a présenté ses meilleurs crus, dont son fameux sauvignon blanc reconnu mondialement, qui a conquis nos papilles ! Montana-Brancott exporte 60% de sa production. Pour vous permettre de goûter aussi un peu de la Nouvelle-Zélande, achetez-vous une bonne bouteille de sauvignon blanc et dites-nous ce que vous en pensez !
Il fut ensuite très agréable de se balader avec Péguy de par les petites routes bordées de vignes chargées de grappes de ces précieux fruits. Les vendanges commenceront dans quelques jours… dommage que nous devions quitter… nous prenons le traversier pour Wellington et l’Île du Nord le 7 mars.
Nous sommes sur le chemin du retour vers le Sol Maria.
Kaikoura, 3-4 mars 2009
Nous voici de retour sur la côte est de la Nouvelle-Zélande après avoir traversé les Alpes du sud grâce à la Lewis Pass, la moins haute (902 m) des 3 passes qui permettent de traverser l’Île du Sud dans l’axe est-ouest.
Kaikoura est une charmante petite ville dont les principales vedettes sont les cachalots, les orques et les dauphins ! En effet, ses eaux regorgent de ces grands mammifères marins à cause de la profondeur de ses côtes et de la rencontre des courants chaud et froid qui fait remonter à la surface une abondante nourriture (le fond de mer descend progressivement jusqu’à 90 m puis plonge à plus de 800 m). Toutefois, puisque nous avons déjà eu l’occasion à plusieurs reprises d’observer des baleines, nous avons choisi de nous délier les jambes et de faire le tour de la péninsule à pied, une belle balade de 4 heures au bord de la mer sous un ciel bleu magnifique.
La côte de la péninsule est escarpée, nous marchons donc en haut des falaises ce qui nous permet de jouir d’exceptionnels points de vue et surtout d’admirer les formations rocheuses qui apparaissent à marée basse. Il faut dire que, d’un point de vue géologique, cela «brasse» fort ici : les plaques tectoniques qui se heurtent font ressortir des tranches de rochers qui s’empilent verticalement et dessinent toutes sortes de formes géométriques.
Les kiwis sont égaux à eux-mêmes, encore une fois, un superbe sentier, tantôt sur du gazon, tantôt sur de la poussière de pierre et même du pavé uni pour terminer ! On ne vous l’avait pas encore dit mais la Nouvelle-Zélande est un paradis pour la randonnée pédestre. Chaque ville, chaque région regorge de sentiers bien documentés : 30 minutes, une heure, 3 hres, 5 hres, 2 jours, 4 jours, 7 jours, il y en a pour tous les goûts ! Nous n’avons jamais été déçus !
Fox Glacier et Franz Josef Glacier, 27 fév-3 mars 2008
Nous voici de retour sur la côte ouest, le long de la mer de Tasman. À l’ouest, c’est l’Australie et à l’est, ce sont encore les magnifiques Alpes du sud, les seules montagnes entre l’Australie et l’Amérique du sud. Les vents dominants de l’ouest viennent frapper ce mur de montagnes et engendrent les 4 mètres de pluie qui tombent annuellement ici. Pas surprenant que les sommets des montagnes qui dépassent le 3000 m d’altitude soient blancs et que des glaciers les recouvrent encore. Les deux glaciers les plus populaires, le Fox et le Franz Josef ne sont qu’à une vingtaine de km de distance l’un de l’autre et on peut les approcher de très près après moins de 30 min de marche.
Nous sommes allés bien sûr faire la photo classique des monts Tasman (3 498 m) et Cook (3 764 m) se reflétant dans le lac Matheson ! Ça en valait la peine n’est-ce pas ?
PS Marie-Claude, en revoyant les bancs de bois faisant face au lac, je me suis rappelée le «fun» qu’on avait eu avec un groupe de touristes qui attendait comme nous le coucher du soleil sur les montagnes pour l’ultime photo. T’en souviens-tu ?
Mt Aspiring National Park, 26 fév. 2008
Le lendemain, question de garder la forme, on se déplace dans le Mt Aspiring National Park pour une rando de 5 heures qui nous mène au glacier du Mt Rob Roy. Cette fois-ci la marche se fait sous un couvert forestier magnifique garni de fougères et de mousses de toutes sortes le long d’un torrent. Une belle montée progressive avec comme cadeau au final une vue imprenable sur le glacier. Des volées de kéas, ces perroquets de montagne verts très sociaux et gourmands, nous accueillent et nous réclament du lunch avec leurs cris stridents. Il est évidemment bien défendu de les nourrir mais ils ne semblent pas au courant de ce règlement et persistent dans leur quête. Quelles belles occasions de photos et de vidéos ! En prime, pendant l’heure que nous avons été au pied du glacier à jouer avec les kéas, nous avons été témoins de deux avalanches ! D’abord un grand bruit sourd puis des immenses blocs de glace bleue qui se détachent et dévalent la paroi rocheuse ! Pas surprenant que le ruisseau que nous avons suivi coule à torrent !
Merci Wanaka, on poursuit notre route vers le nord en longeant le lac et son jumeau, le lac Hawea, tout aussi bleu et tout aussi beau.
Wanaka 21-25 fév. 2008
Après trois jours de temps nuageux et maussade qui nous ont permis de prendre du temps pour mettre en ligne notre blog, le soleil est revenu sur Wanaka, un des lieux de villégiature les plus populaires du pays. Wanaka, c’est aussi un beau grand lac de 40 km de long et les sommets enneigés du Mt Aspiring National Park qui le dominent. Nous y avons fait deux randonnées magnifiques, celle de Roy’s Peak et celle de Rob Roys Glacier Valley.
La rando de Roy’s Peak, qui part du bord du lac, s’effectue en terrain découvert à-travers les pâturages de moutons pour atteindre finalement le sommet à 1578 m avec une vue 360 degrés à couper le souffle ! Nous avons grimpé le sentier abrupt lentement pendant 4 hres… pas besoin de se presser le sommet était encore dans les nuages ! Parfaite synchro, nous sommes arrivés au sommet alors que les nuages venaient tout juste de le quitter ! Paysages splendides, couleurs chatoyantes, lac d’un bleu intense, nous l’avons classée dans nos Top Ten ! La descente de 3 hres est moins éprouvante pour le cardio mais les muscles des jambes et les genoux sont finalement bien contents d’être arrivés !
Lac Manapouri, Lac Te Anau, Milford Sound et le Fiorland National Park, 16 au 20 fév. 2009
Il faut aussi souligner la gentillesse de deux pêcheurs kiwis qui nous ont offert une belle grosse truite arc-en-ciel (18 po long, 6 lbs environ)… Un soir, nous sommes campés près d’une rivière, à la brunante, on frappe à notre porte, les pêcheurs nous demandent si on veut du poisson, ils nous disent adorer pêcher mais ils ne mangent pas de poisson ! Bien sûr que nous acceptons avec grand plaisir et le lendemain, quel régal ce fut ! Nous nous sommes bien promis l’an prochain d’apporter nos cannes à pêche puisque la Nouvelle-Zélande regorge de lacs et de rivières poissonneux. La pêche est presqu’un sport national !
Et ce ne fut pas la première fois que les kiwis ont été aussi généreux et accueillants envers nous. Ainsi, alors que nous nous cherchions un endroit pour dormir près d’une ville en bord de mer, on se présente dans un cul de sac donnant sur la mer avec quelques maisons aux environs. On hésite un peu ne sachant pas si on dérange mais voilà que, d’un grand signe de la main, un homme nous invite à y demeurer pour la nuit. On échange un peu, il s’appelle Grant, il habite tout près et il est venu surveiller ses enfants qui se baignent à la plage. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque, le lendemain matin alors que nous déjeunions, il est venu nous offrir 6 œufs tout frais sortis de son poulailler ! Beau geste illustrant bien l’accueil chaleureux que réservent les kiwis aux étrangers visitant leur pays.
Et ce ne fut pas la première fois que les kiwis ont été aussi généreux et accueillants envers nous. Ainsi, alors que nous nous cherchions un endroit pour dormir près d’une ville en bord de mer, on se présente dans un cul de sac donnant sur la mer avec quelques maisons aux environs. On hésite un peu ne sachant pas si on dérange mais voilà que, d’un grand signe de la main, un homme nous invite à y demeurer pour la nuit. On échange un peu, il s’appelle Grant, il habite tout près et il est venu surveiller ses enfants qui se baignent à la plage. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque, le lendemain matin alors que nous déjeunions, il est venu nous offrir 6 œufs tout frais sortis de son poulailler ! Beau geste illustrant bien l’accueil chaleureux que réservent les kiwis aux étrangers visitant leur pays.
Lac Wakatipu, Queenstown et les environs, 12 au 16 fév. 2009
Kingston, 10 fév. 2009
Nous avons eu la chance d’arriver à Kingston au moment où le Kingston Flyer (il était réputé très rapide, d’où ce surnom) arrivait en gare avec ses plus beaux «tchou-tchou» suivis de grands sifflements et de jets de vapeur. Ensuite, nous avons pu assister aux préparatifs pour le prochain voyage : les cheminots ont fait le plein de charbon, d’eau et de bois d’allumage, ils ont nettoyé à la vapeur les sabots de frein et retiré les cendres de charbon de la fournaise. Ils ont eu la gentillesse de nous permettre de monter à bord et, pour l’instant d’un moment, de nous sentir chef de train !
Oretaki, 9 fév. 2009
Une très belle rencontre avec nos amis marins Karine et Jean-François du catamaran Intiaq battant pavillon suisse. Notre première rencontre avec eux date de 2005 alors que nous étions voisins de chantier à Trinidad lors de notre première cale sèche avec le Sol Maria. Depuis, nous nous étions revus rapidement en Martinique puis à Raiatea dans le Pacifique il y a quelques mois. En décembre dernier, nous nous étions retrouvés à Whangarei, à la marina où nous avons laissé le Sol Maria et eux, Intiaq. Ils projetaient aussi de visiter la Nouvelle-Zélande en campervan; ils sont venus visiter le nôtre et ont aussitôt décidé que c’était le modèle qu’il désirait acheter. Sitôt dit, sitôt fait ! Ils ont fait route en sens inverse de nous de sorte que nous nous sommes croisés dans le sud de l’Île du Sud. De belles retrouvailles autour d’une excellente fondue suisse (bien sûr) préparée par le chef Jean-François ! Échanges d’informations sur les sites de campings dénichés, sur les beaux endroits visités, sur nos projets de navigation respectifs, bref nous nous sommes couchés très tard ! Quelle belle fraternité que ce monde marin, nous en avons eu encore une fois un témoignage éloquent ! Merci Karine et Jean-François, nous nous reverrons sous peu, bonne route en NZ !
Curio Bay, 8 fév. 2009
C’est l’un des plus rares pingouins au monde ! Il niche seulement sur la côte sud de la Nouvelle-Zélande et dans ses îles environnantes. Ces pingouins nichent à terre, à 200 ou 300 m du rivage, parfois jusqu’à 1 km ! Nous avons eu la chance d’y être durant leur période reproduction. Les petits étant encore au nid, les parents vont, à tour de rôle, chasser à la mer et ramènent la bouffe dans leur estomac et la régurgitent aux petits, bec à bec. Il s’agit d’être là en fin d’après-midi et vous les voyez sortir de l’eau et traverser la plage pour se rendre à leur terrier. Réputé craintifs, on nous disait ailleurs qu’il ne fallait pas qu’on soit vu sinon ils ne sortiraient pas de l’eau. Des caches étaient construites à 200-300 m pour nous dissimuler et on les apercevait à peine ! Voilà que curieusement (!) à Curio Bay, les pingouins jaunes ici ne sont pas du tout craintifs, ils se baladent à-travers les touristes, attendent qu’on leur cède leur passage ou font le tour tout simplement ! Wow ! Quel spectacle ! À Curio Bay, ils sont protégés, on piège leurs prédateurs et les chiens sont interdits, c’est peut-être pour cela qu’ils se sentent si en confiance. Toutefois, c’est une espèce en danger de disparition et lorsqu’on nous dit que le taux de mortalité des jeunes pingouins en mer avant qu’ils soient en âge de se reproduire est de 75% à 80%, on se trouve privilégié de pouvoir les observer de si près. Merci la vie !
Péninsule de l’Otago, 6-7 fév. 2009
Dunedin, 3 fév. 2009
Moeraki Boulders, 2 fév. 2009
Éparpillés sur 50 m de plage, juste un peu au nord de Dunedin, les Moeraki Boulders, des rochers, sont assez impressionnants. Hémisphères presque parfaits dont la circonférence peut atteindre 4 m, ils se sont formés au fond de la mer il y a environ 60 millions d’années par accumulation de dépôts calcaires autour d’un noyau.
La version maorie est différente : il s’agirait de paniers de nourriture contenus dans une des grandes pirogues qui ont amené leurs ancêtres polynésiens. La pirogue aurait fait naufrage et sa coque se serait alors transformée en un récif et les vanneries servant à entreposer les provisions en rochers !
À vous de choisir l’explication qui vous plait le plus !!!
Chose certaine, l’observation de ces grosses boules fut un moment agréable, la nature ne se lasse pas de nous surprendre !
La version maorie est différente : il s’agirait de paniers de nourriture contenus dans une des grandes pirogues qui ont amené leurs ancêtres polynésiens. La pirogue aurait fait naufrage et sa coque se serait alors transformée en un récif et les vanneries servant à entreposer les provisions en rochers !
À vous de choisir l’explication qui vous plait le plus !!!
Chose certaine, l’observation de ces grosses boules fut un moment agréable, la nature ne se lasse pas de nous surprendre !
Oamaru, 30 janv.-1er fév. 2009
En bord de mer, la principale ville de l’Otago, Oamaru nous a charmés par ses beaux édifices anciens d’allure victorienne construits dans les années 1880 en pierre de calcaire locale de couleur crème (ici le Criterion Hotel de 1877). C’est d’Oamaru qu’en 1882 partit pour l’Angleterre la première cargaison de mouton congelé marquant le début d’un commerce essentiel pour la Nouvelle-Zélande. Son jardin botanique qui date de 1876 est aussi un pur délice pour les yeux et le photographe !
Mont Cook, Sir Edmund Hillary Alpine Center
Considéré par plusieurs comme le plus grand néozélandais de tous les temps, Sir Edmund Hillary fut le premier à gravir la plus haute montagne au monde, l’Everest (8 850m), avec le sherpa Tenzing Norgay en 1953. Nous avons passé plusieurs heures dans la grande exposition qui lui est consacrée au Mont Cook, là où il a fait ses premières ascensions en tant qu’alpiniste. Humble et préoccupé par la justice sociale, il a ensuite parcouru le monde pour recueillir des fonds pour construire des hôpitaux et des écoles au Népal. Son décès en janvier 2008 à l’âge de 89 ans a créé beaucoup d’émoi tant en Nouvelle-Zélande qu’au Népal.
Heureux parmi de si belles montagnes
Superbe séjour au Mont Cook, trois jours de belles randos dans des paysages de géants. Ici Réal pose fièrement du haut du mont Sebastpool avec en arrière plan le village du Mt Cook, la vallée Hooker et le mont Cook, le plus haut sommet de la Nouvelle-Zélande (3 754m, le pic enneigé le plus à droite).
Paysage du Canterbury, 24 janv. 2009
Banks Peninsula, 22 janv. 2009
Jolie, jolie !!!
Birdling Flats, Banks Peninsula, 21 janv. 2009
Le jardin botanique de Christchurch, 19 janv. 2009
Notre tournée des jardins botaniques se poursuit. Celui de Christchurch est aussi superbe. La roseraie nous attire comme toujours mais ici, on chérit aussi les dahlias. Ce qu’ils sont beaux ! Il y en a de toutes les formes et de toutes les couleurs, quel beau spectacle !
Il y a plein d’eucalyptus en Nouvelle-Zélande, je ne le savais pas !
Il y a plein d’eucalyptus en Nouvelle-Zélande, je ne le savais pas !
Arthur’s Pass, 17 janv. 2009
L’Arthur’s Pass constitue un endroit de prédilection pour les Kéas, ces jolis perroquets de montagne. D’un beau vert avec le dessous des ailes rouges, ils sont réputés intelligents mais aussi très «destroy». Avec leur bec crochu, ils s’attaquent à tout mais affectionnent particulièrement le caoutchouc. Ils vivent en groupe et lorsqu’ils s’y mettent, ils peuvent détruire en peu de temps un intérieur de voiture, un pneu, une tente, une paire de bottes de rando etc. Lorsqu’on fait de la rando en montagne, il ne faut rien laisser dehors sans surveillance sinon on risque gros !
Tant qu’à parler de peste, en voici un autre, l’opossum, l’ennemi no 1 des forêts de la Nouvelle-Zélande. Originaires d’Australie, introduits en Nouvelle-Zélande en 1837 pour leur fourrure, sans prédateur naturel et avec plein de nourriture, ils se sont multipliés rapidement. On estime qu’il y a environ 70 millions d’opossum en Nouvelle-Zélande ! Les opossums se nourrissant du feuillage des arbres, ils sont en train de détruire les forêts de la néo-zélandaise. Dans les parcs, on essaie de contrôler la population en mettant des trappes mais, plus globalement, c’est un problème environnemental très important en Nouvelle-Zélande.
Pancakes Rocks à Paparoa National Park (près de Punakaiki), 15 janv. 2009
Ne dirait-on pas des piles de crêpes ? Ici, l’érosion conjuguée du vent, de la pluie et de la mer a donné aux rochers de la côte cet aspect en évidant des fines couches de roche meuble prise entre des strates calcaires plus dur. Cette section de la côte ouest est absolument superbe, la mer de Tasmanie y ayant sculpté nombre de rochers, de baies et de plages. La route longe la côte, les villages sont petits et peu nombreux car les plages ne sont pas propices à la baignade, elles sont même dangereuses à cause des forts courants qui les balaient. Ce ne sera pas pour aujourd’hui la baignade !
Westport, Visite des mines de charbon de Stockton, 13 janv. 2009
Bien que Westport doit sa naissance à la ruée vers l’or des années 1860 sur la côte ouest, c’est l’exploitation du charbon qui la fait vivre depuis longtemps. Nous avons visité ces mines à ciel ouvert qui recèlent du minerai de charbon très pur. Les installations sont modernes, la machinerie gigantesque ! Le temps gris et la brume au sommet de la montagne donnaient aux lieux un air fantomatique. Nous nous sommes bien amusés à poser devant ces mastodontes mais pour rien au monde, Réal changerait son Sol Maria pour une telle machine !
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